JEU TRADITIONNEL
Nice : le retour du pitchak
7 avril 2016

A Nice, on observe dans une école, le retour du Pitchak, un jeu traditionnel…

Lancer, estimer la trajectoire du pitchak, s’adapter rapidement, rattraper. Une trentaine de rondelles de vieilles chambres à air de bicyclette assemblées entre elles par une ficelle. Voilà le «  pitchak   », cette balle de jonglage qui fait le régal des élèves de CE2 de l’école Rancher à Nice.

A la récréation, ils se le passent et jonglent de toutes les manières possibles, au pied comme les footballeurs mais aussi à la main avec deux pitchaks ou bien encore en mêlant les deux. Pour la maîtresse Marie Rizzo, «  c’est le jeu idéal pour les récréations  ». Sans contact, non violent, il ne demande pas beaucoup d’espace car le pitchak ne rebondit pas. «  Il plait beaucoup aux élèves car il offre de multiples possibilités, ajoute Marie, je leur en prête plusieurs pendant les récréations mais nous l’utilisons aussi en EPS, afin de travailler sur des jeux qui puissent être réinvestis durant les récrés.  » Passe à 7, passe au capitaine, passe en éventail, passe en cercle avec un gêneur, les possibilités semblent en effet infinies et les élèves inventent sans cesse, comme dernièrement «  le panier-marelle  » qui se sert des tracés au sol dans la cour. Marie a redécouvert le pitchak grâce à Serge Gabrielitch, professeur d’EPS au collège Henri Fabre qui a redonné une actualité à ce jeu traditionnel du pourtour méditerranéen pratiqué notamment en Algérie dans les années 50 et star des cours de récré à Nice dans les années 70.

Éducation physique, patrimoine et solidarité

Des origines incertaines qui l’apparentent aussi au «  pilou  »,un ancien jeu de jongle niçois qui se joue avec un volant fabriqué dans une pièce de monnaie trouée. Grâce à l’association sportive du collège qui fabrique, diffuse et promeut le pitchak dans le cadre d’un projet d’éducation à la santé et à l’économie sociale et solidaire, celui-ci essaime dans quelques écoles de ville. On y joue à la main en maternelle puis progressivement au pied ensuite, pour arriver enfin à des pratiques plus réglées  : en nombre pair, face à face dans des cercles tracés au sol, pour faire tomber le pitchak dans le camp de l’adversaire… Après cette initiation, Marie attend maintenant que d’autres enseignants se mettent à l’activité pour que le pitchak évolue chez les pitchouns.

Le site officiel du projet «  Le pitchak pour les pitchouns  » tenu par les collégiens