Les « Mille et une rencontres pour les exclu-e-s de l’éducation » auront lieu partout en France jusqu’en juillet 2011, avec un temps fort la semaine du 2 au 8 mai lors de la Semaine mondiale d’action de la Campagne mondiale pour l’éducation.
Cette année, le thème de la campagne est l’éducation des femmes et des filles. Les Objectifs du millénaire pour le développement, comme les recommandations pour l’Education pour tous établies en 2000 à Dakar, risquent de ne pas être tenus, d’après les constats effectués à quatre ans de la date échéance de 2015. En effet plus de 67 millions d’enfants dans le monde ne sont pas scolarisés (53% de filles) et sur les 796 millions d’adultes analphabètes dans le monde, 510 millions (64%) sont des femmes ! Or deux des objectifs ciblaient explicitement l’accès à l’éducation primaire universelle et l’égalité des sexes.
Les effets immédiats d’une meilleure éducation des filles : L’investissement dans l’éducation a des effets économiques et sociaux immédiats : chaque année de scolarité primaire supplémentaire augmente de 10 à 20% le salaire auquel pourra prétendre une fille. Des effets également en terme de santé publique : meilleur suivi médical durant la grossesse, baisse de la mortalité infantile, meilleure protection contre le VIH, meilleure protection contre les mutilations génitales et l’excision. Les programmes d’alphabétisation des femmes ont un impact très important sur les inégalités entre les sexes.
En France, les problématiques liées à l’éducation de qualité « pour toutes et pour tous » prennent d’autres formes mais il existe également des exclues de l’éducation. Sur les trois millions de personnes analphabètes, si moins de la moitié sont des femmes, elles souffrent de multiples discriminations car elles sont le plus souvent d’origine immigrée et "sont exposées plus facilement aux abus et à l’exploitation". En ce qui concerne la scolarisation, les écarts entre les sexes se creusent selon les parcours choisis et dans la vie sociale les discriminations perdurent, par exemple au niveau des salaires. La pratique sportive, outil d’insertion sociale, en est un révélateur : les femmes sont deux fois moins nombreuses que les hommes à détenir une licence sportive et trois fois moins nombreuses à participer à des compétitions.
La campagne, à laquelle participent plus de 100 pays, est relayée en France par Solidarité Laïque, ses délégations et ses organisations membres depuis 2004. Démarrée le 8 mars, elle se poursuivra jusqu’en juillet (finale de la Coupe du monde de football féminine) avec un temps fort pour la semaine mondiale d’action du 2 au 8 mai :
sensibiliser et débattre : Pour « faire acte symbolique de plaidoyer et d’engagement », la campagne propose à chacune et chacun d’organiser une rencontre, de la faire labelliser et de la médiatiser, autour du manifeste de l’éducation des femmes et des filles. Il peut s’agir d’une simple lecture lors d’une rencontre sportive, culturelle ou citoyenne, avec l’occasion de faire signer le manifeste et la pétition.
revendiquer : L’action proposée concerne une adresse aux élus. Les signatures seront remises à l’occasion du G20 à Cannes au mois d’octobre.
Le kit de mobilisation et Le manifeste pour le droit à l’éducation de qualité pour toutes les femmes et les filles
La lettre-pétition destinée aux députés, aux sénateurs, aux conseillers généraux et aux maires.
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