Discriminations
Lutte contre le sexisme : le SNUipp dit OUI !
30 mai 2013

Certains échos à propos du colloque organisé par le SNUipp-FSU sur l’éducation contre l’homophobie à l’école apparaissent très éloignés du sens de cette initiative. Mise au point

Suite au Colloque « Éduquer contre l’homophobie dès l’école primaire » organisé le 16 mai, fruit d’une recherche-action de trois années et dans le contexte actuel de libération de la parole homophobe, le journal Le figaro s’est fait l’écho d’extrapolations infondées concernant notre travail en titrant sa Une du 29 mai sur « Ces professeurs qui imposent la théorie du genre à l’école primaire ». Loin d’une telle affirmation, le SNUipp se propose de questionner très tôt les représentations et les stéréotypes liés au genre et de dévoiler les inégalités qu’ils véhiculent. Il inscrit sa réflexion et son travail dans une démarche d’éducation à la lutte contre le sexisme, pour l’égalité fille-garçon et pour l’accueil de toutes les familles à l’école.

Une préoccupation ancienne

Cette éducation s’inscrit d’ailleurs depuis longtemps dans les missions de l’éducation nationale : dès 1961, un décret mettait en application la Convention des Nations-Unies de 1960 concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement et préconisait l’élimination de «  toute conception stéréotypée des rôles de l’homme et de la femme à tous les niveaux et dans toutes les formes d’enseignements ». On pourrait évoquer également la lutte contre l’homophobie, mentionnée explicitement dans les circulaires de rentrée du Ministère en 2008, 2009...et 2013. La Convention interministérielle pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif, signée dans sa version renouvelée le 7 février 2013, stipule quant à elle que : «  Les savoirs scientifiques issus des recherches sur le genre, les inégalités et les stéréotypes doivent nourrir les politiques publiques mises en place pour assurer l’égalité effective entre filles et garçons, femmes et hommes. »

Avec la FSU, le SNUipp poursuit donc la promotion d’une éducation non-sexiste, en luttant contre les inégalités filles-garçons. Il appelle le ministre à mettre en œuvre de la formation et à proposer des ressources pédagogiques au service des enseignants pour leur permettre de combattre dans leurs classes, toutes les représentations et comportements discriminatoires.