Les petits livres font les grands prix
2 février 2016

Ahmed Boufenghour a décidé il y a 5 ans de plonger sa classe de l’école Marcel Madoumier à Limoges (87) dans un bain de littérature.

Il aime les livres mais pas seulement. Il explique «  exclusion culturelle et exclusion scolaire sont corrélées  » et pour motiver ses élèves de ZEP très éloignés de l’univers du livre, il crée un prix littéraire dans la classe. « C’est une façon d’amener le livre au sein des familles  » poursuit-il. Il rejoint ainsi deux compétences essentielles pour lui à la réussite des élèves, oral et dimension citoyenne. Dans sa classe, on lit et on écoute, on explique le sens et on enrichit son vocabulaire, on donne son point de vue, on argumente et on échange. Et puis on vote, avec isoloir et tout et tout. Et puis c’est toute l’école, enseignants et élèves, qui se rallie, puis l’école d’à côté.

Déclencheur des discussions jusque dans les couloirs

Avec ses collègues, il donne l’année suivante une autre dimension au projet. Les enseignants se rapprochent de l’action culturelle de la ville de Limoges et font inscrire le prix des élèves dans le festival «  Lire à Limoges ». Ils prennent contact avec l’adjoint aux affaires scolaires pour le financement d’un lot de livres dans chaque école…20 classes sont concernées. Des cycles 2 et 3, on rallie le cycle 1 et puis toutes les écoles de REP du quartier et c’est maintenant 50 enseignants et 1000 élèves qui décernent tous les ans les trois prix du Val de l’Aurence. «  Il n’y a aucune obligation et chaque enseignant investit dans le projet comme il veut  ». Le projet a créé une dynamique de secteur et beaucoup de plaisir chez les enseignants à travailler ensemble dans le comité de lecture qui sélectionne les ouvrages parmi les auteurs invités au festival mais aussi à d’autres projets. «  Le prix littéraire est déclencheur de discussion entre les élèves jusque dans les couloirs…et je suis souvent interpellé par les parents qui attendent aussi les résultats  » dit-il encore. Cette année, c’est le collège de secteur qui plonge à son tour. Et «  parce que c’est une façon de mutualiser  », ils mettent en place un padlet, un mur collaboratif avec des interviews d’auteurs, les questions des élèves, leurs travaux en classe.

Revue : EPS à l’école primaire Montrer que «  c’est bien au primaire d’assumer la première étape de l’évolution sportive et artistique ultérieure des jeunes  », voilà l’objectif annoncé pour le dernier numéro de Contrepied la revue d’EPS et société, l’association créée par le SNEP-FSU. Au sommaire, des comptes-rendus de pratiques, des regards de professionnels ou de chercheurs, des débats et des controverses autour de l’EPS à l’école primaire. Ils donnent à voir «  une EPS vivante, inventive, émancipatrice  » sans minimiser les difficultés auxquelles sont confrontés les professeurs d’école dans cet enseignement. Voir la revue http://epsetsociete.fr/EPS-a-l-ecol... Après Spirou : l’actu en bd Quand Spirou et Fantasio décryptent l’actualité pour les (grands) enfants et les adolescents, cela donne «  Groom  » un nouveau magazine de 96 pages, composé de plusieurs bandes dessinées de quelques planches chacune. Dans le premier numéro sorti début janvier, le journal propose de revenir sur les grands événements de l’année 2015, du réchauffement des relations Cuba-États-Unis à la COP 21, en passant par le drame des migrants en Europe ou la crise ukrainienne. Sérieux et humour sont au rendez-vous, tout cela traité en «  BD du réel  » avec en prime un dossier pédagogique en ligne pour les enseignants. www.spirou.com/groom Tutos : des petits ateliers Musique, théâtre, danse, cirque, mais aussi sciences et bientôt échecs ou jeux mathématiques, les «  Petits ateliers de  » proposent des répertoires d’activités pour des enfants de 3 à 11 ans toujours placés en situation de découverte et d’expérimentation active et collaborative. Pour chaque atelier, on trouve des vidéos, des séances avec des fiches détaillées, des propositions de parcours ainsi que des compléments culturels... Un format éditorial innovant proposé par Canopé mais malheureusement, l’accès gratuit à ces répertoires d’activités est limité à quelques ressources. Au-delà, il faut payer… www.petitsateliers.fr