L’âge du premier emploi stable est passé en moyenne de 20,5 ans (génération de 1954) à 22 ans (génération de 1970).
Ce constat doit être modulé avec les phénomènes dus à l’allongement des études et à la dégradation des conditions de l’insertion (stages, CDD, temps partiels, intérim…). Les jeunes commencent donc à cotiser de plus en plus tard, et à 30 ans, ils cumulent moins de trimestres que les générations précédentes (étude de la DRESS).
Par exemple les enseignants ne débutent pas avant 26 ans en moyenne. Par ailleurs le taux d’emploi des 15-29 ans a chuté de 55% en 1975 à 41% en 2002. Le projet d’allongement de la durée de cotisations interpelle sérieusement les jeunes qui rejettent l’injonction à épargner qui leur est faite par le gouvernement. Ils demandent à participer aux débats pour défendre la retraite à 60 ans à taux plein et exiger la validation des années d’études et des périodes de stages et d’inactivité pour le calcul de la retraite.
* « La retraite, une affaire de jeunes », cet appel de 19 organisations de jeunesse dont l’UNEF, soutenues par la CGT et la FSU, est à signer sur http://retraites-jeunes.net