Révolution du jasmin
Les enseignants tunisiens en grève
24 janvier 2011

Alors que les cours, interrompus par la « révolution du jasmin » devaient reprendre lundi, les enseignants des écoles tunisiennes sont en grève illimitée, pour exiger la dissolution du gouvernement de transition. Hier, le mouvement semblait très suivi.

Les manifestations se multiplient dans les grandes villes tunisiennes et tout particulièrement dans la capitale, où se regroupent depuis dimanche, les marcheurs de la « caravane de la libération ». La pression s’accentue donc sur le palais d’un premier ministre largement contesté par la rue. Une contestation qui englobe d’ailleurs l’ensemble du gouvernement, accusé d’être dominé par les anciens caciques du régime de Ben Ali. Tous réclament sa dissolution.

Alors que les cours, interrompus depuis le 10 janvier dernier, devaient reprendre lundi dans les écoles, l’appel à la grève illimitée, lancé dimanche par le syndicat national des enseignants du primaire reprend le même mot d’ordre. Et si Ahmed Ibrahim, actuel ministre de l’enseignement supérieur et chef d’un parti de l’opposition « légale », pressait les enseignants des écoles de ne pas s’associer à un mouvement qu’il juge irresponsable, il semble que son appel n’ait pas été entendu. Le syndicat a en effet affirmé, par la voix de son secrétaire général, Hfayed Hfayed, que la grève avait été suivie hier à plus de 90% par les enseignants du primaire, dans toutes les régions du pays.