Grève
Les écoles en grève avec des objectifs précis
2 février 2015

Plus de 60 000 enseignants des écoles (22% selon le SNUipp-FSU) étaient en grève le 3 février pour demander des améliorations aux conditions de travail, de rémunération, de formation et d’apprentissage de leurs élèves.

Notre école se singularise au niveau européen pour ses classes parmi les plus chargées, la faible rémunération de ses enseignants et la déshérence de sa formation continue. De nouveau, début Janvier, l’OCDE a pointé du doigt la France pour ne pas avoir pris à bras le corps ces sujets pourtant reconnus comme des leviers pour une meilleure réussite des élèves. Ces analyses rejoignent les demandes clairement portées par le SNUipp-FSU.

Au cœur du mouvement

Le salaire des PE, recrutés avec un master, se situe toujours en bas de l’échelle des pays de l’OCDE : 800 euros de moins par mois qu’un enseignant allemand, 300 de moins qu’un enseignant du second degré français. Au 1er janvier, à ce déclassement salarial, vient s’ajouter une baisse de 60 à 170 euros annuels de leur rémunération.

Concernant la formation, la mise en œuvre de la formation initiale est jugée laborieuse et encore insuffisamment professionnalisante. Quant à la formation continue, elle a quasiment disparu. Et pourtant, dans les médias, la ministre annonce des plans de formations dont le dernier, un plan de 100 millions d’euros sur la laïcité. Sur le terrain, c’est une autre chanson… Enfin, alors que des nouveaux programmes de maternelle sont prévus pour la rentrée prochaine, aucun plan de formation continue n’est pour l’instant programmé.

Avec la FSU, les enseignants demandent le dégel du point d’indice. Ici à Pau

Le SNUipp-FSU a des demandes très précises

- une amplification de l’investissement budgétaire pour atteindre des effectifs par classes de pas plus de 20 élèves en éducation prioritaire, pas plus de 25 ailleurs et permettre le déploiement du plus de maîtres que de classes,
- mais aussi une revalorisation salariale avec, pour la rentrée 2015, le triplement de l’indemnité ISAE du 1er degré pour l’aligner sur l’ISOE du second degré (de 400 euros à 1 200 euros par an)
- enfin, la mise en place d’un grand plan de formation continue pour l’ensemble des professeurs d’école.

Sur tous ces sujets, le SNUipp ne compte pas « lâcher l’affaire » et est déterminé à obtenir satisfaction.