L’unification de la scolarité jusqu’à la fin du collège a obligé le système éducatif à trouver des solutions en son sein pour répondre aux besoins de tous sans exclure.
Le développement des RASED a répondu à cette exigence. Quand rien de ce qui a été tenté en classe (pratiques différenciées, aides et soutien) ne réussit, les enseignants ont besoin de comprendre, parents et enfants demandent des solutions.
Définir si un enfant est en difficulté plus ou moins durable et profonde, s’il présente des troubles, voire un handicap, ne se fait pas d’emblée, et des évolutions sont toujours possibles.
Le RASED aide et accompagne l’école, il offre des aides spécialisées avec des personnels formés pour identifier les besoins des élèves et y répondre. Il a aussi une mission de prévention (médiations avec les familles, accueil en maternelle par exemple). La complémentarité des professionnels spécialisés en fait un outil souple, adaptable.
L’aide spécialisée pédagogique * (maître E) concerne les processus cognitifs, l’accès à la culture scolaire…
L’aide spécialisée rééducative* (rééducateur/maître G) s’adresse à des enfants non disponibles pour les apprentissages (instabilité, inhibition, opposition), peu disposés à devenir écolier ou ayant perdu l’estime de soi…
Enfin le psychologue scolaire* établit les bilans mais assure aussi les entretiens et le suivi auprès des enfants, des familles et des enseignants. Il fait le lien avec d’autres intervenants (CMPP, secteur médical).
Les RASED, aujourd’hui décriés par le ministre, n’ont jamais bénéficié d’une réelle évaluation. Si problème il y a, c’est plutôt parce qu’ils sont souvent incomplets, ou encore exercent sur des secteurs trop vastes ou avec trop d’élèves.
* description non exhaustive !