METIER : Retrouver son pouvoir d’agir
« Le collectif pour oser davantage »
31 août 2010

Témoignage d’une enseignante engagée dans un mouvement pédagogique

Débutante, je cherchais à mettre en cohérence mes pratiques et mes valeurs, celles d’une école culturelle pour tous, d’apprentissages solidaires, du « tous capables », témoigne Pascale Billerey, directrice de l’école élémentaire Brossolette à Besançon. Mais seule, difficile de se débarrasser de ses représentations, difficile de changer son regard sur l’enfant, ses pratiques.
D’où son engagement dans le Groupe français d’éducation nouvelle (GFEN). « Quand on est dans un mouvement, on réfléchit ensemble sans jugement de valeur, on échange et ce collectif, c’est une force pour oser davantage », analyse Pascale. Cette expérience lui sert pour accompagner ses collègues, mais aussi pour accepter les discussions ou les désaccords. C’est dans la confrontation et l’échange que le métier se fait. « Aujourd’hui les enseignants dépensent beaucoup d’énergie dans un travail plus prescrit que réel. Par le groupe on réussit à avoir une posture d’acteurs, même si parfois on se décourage ».
Être acteur, trouver des stratégies, détourner et adapter les prescriptions, c’est acquérir une légitimité, mais « surtout une estime de ce qu’on fait ensemble ».