Loi Grosperrin
Le SNUipp demande aux sénateurs de voter contre
21 février 2012

Le SNUipp-FSU écrit aux sénateurs pour les exhorter à ne pas voter la proposition de loi du député Jacques Grosperrin prévoyant la disparition des IUFM et du cahier des charges de la formation.

Les présidents de chaque groupe parlementaire du Sénat ont été destinataires d’un courrier du Secrétaire général du SNUipp-FSU leur demandant de ne pas voter la proposition de loi Grosperrin portant sur la réforme de la formation initiale des enseignants. Adopté en procédure accélérée le 15 février dernier à l’Assemblée nationale, le texte doit en effet maintenant être soumis au vote des sénateurs d’ici la fin de la session parlementaire. Or, ce projet permettrait « de supprimer définitivement toute trace des IUFM dans la loi. Leur existence ne serait plus liée qu’au bon vouloir des universités. On peut donc imaginer des académies où la formation des enseignants ne serait plus assurée ou uniquement par des officines privées » prévient le syndicat dans son courrier. Le texte de loi propose aussi « de supprimer [du code de l’Éducation] toutes les phrases qui rendaient obligatoire la formation professionnelle après le recrutement » Il prévoit par ailleurs le remplacement du cahier des charges des IUFM par un simple référentiel bien moins contraignant.

Un potentiel de formation à renforcer

La méthode employée interroge aussi. Le Conseil d’État ayant imposé au gouvernement d’entamer une concertation sur certains aspects de la réforme dite de mastérisation, une proposition de loi arrive sur la table, véritable « bricolage pour contourner la nécessaire discussion sur l’avenir des formations d’enseignants et masquer les égarements du ministère.  » Le courrier « réaffirme que les IUFM et leur potentiel de formateurs constituent un patrimoine qu’il convient de renforcer (…) que leur disparition serait un nouvel affaiblissement du service public d’éducation et de la formation de ses personnels. » C’est pourquoi le SNUipp-FSU conclut en demandant aux sénateurs de voter contre ce texte qui, s’il était retoqué par la Haute Assemblée, retournerait...au palais Bourbon.

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La lettre aux sénateurs

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