Festival Ciné Poème à Bezons (95)
La poésie pour voir le monde autrement
9 mars 2015

Pour le Festival de courts-métrages de poésie Ciné Poème, les élèves de Bezons s’initient au travail de jury de festival.

Pour sa troisième participation au Festival de courts-métrages de poésie Ciné Poème, créé conjointement par la ville de Bezons et le Printemps des Poètes, Odile Lesvenan se dit satisfaite de cette initiative : « les élèves visionnent des courts-métrages très différents les uns des autres et la poésie leur permet de voir des choses que nous-mêmes ne voyons pas  », explique-t-elle. Cette année encore, ses élèves de CM2 de l’école Louise Michel 2 regarderont une dizaine de courts-métrages avec comme objectif de constituer le jury « jeune public » du festival. Dans le cadre des Actions autour de Ciné Poème, les élèves s’initient au rôle de jury mais passent parfois derrière la caméra. Ici pour la création d’un court métrage en 2014.

Lors de cette séance, une pause entre chaque film est assurée pour que les élèves puissent noter leurs appréciations et organiser leurs idées : image, dimension poétique, scenario, son, personnages... De retour en classe, un travail de synthèse est mené pour désigner leur œuvre préférée. « C’est le choix d’une seule œuvre, ce qui suppose le débat et la controverse et impose d’exprimer ses choix avec précision » précise Odile. Lors de la cérémonie officielle, les classes participantes offriront aux cinéastes leurs propres œuvres plastiques et poétiques.

Rendre la poésie accessible à tous

Ce prix « jeune public » est récent mais pour Aurélie Zerouali, chargée de mission auprès de la mairie, « le glissement vers les scolaires s’inscrivait dans la logique d’un festival d’éducation populaire visant à rendre la poésie accessible à tous  ». Aurélie intervient dans les classes à raison de trois séances d’éducation à l’image au terme desquelles « les élèves sont armés pour remplir leur rôle de jury ». L’an dernier, un court-métrage nommé « Haïku » a interpellé les élèves d’Odile, notamment parce qu’ils avaient travaillé cette forme poétique en classe. Une autre année, ils ont été surpris par le traitement de la poésie d’Arthur Rimbaud, « le dormeur du val », qu’ils avaient apprise en classe. « Grâce aux courts-métrages, les élèves découvrent qu’on peut faire des liens et que la culture donne un sens au monde et à ce qu’on fait à l’école » précise Odile qui espère que désormais «  même ce qu’ils verront à la télé, ils le verront différemment  ».

Plus d’infos sur le site du Printemps des poètes : www.printempsdespoetes.com