La coopération "peau de chagrin"
18 septembre 2010

L’intégration de la coopération au sein du Ministère des Affaires Étrangères n’a guère amélioré la politique de coopération, soumises aux plus grandes restrictions budgétaires.

L’intégration de la coopération au sein du Ministère des Affaires Étrangères n’a guère amélioré la politique de coopération, soumises aux plus grandes restrictions budgétaires.

La régression de l’aide au développement, son éclatement entre différents acteurs n’a guère été remis en cause. Renonçant petit à petit à ce qui faisait sa spécificité, la présence sur le terrain et l’action d’un nombre conséquent d’assistants techniques (coopérants), la coopération française a réduit considérablement ses moyens d’intervention, au profit de missions ponctuelles dites “d’expertises”, sur le mode américain...

Le ministère a décidé en 2001 de transférer l’essentiel des moyens et missions à un groupement d’intérêt public, France Coopération Internationale (FCI), qui s’est lui même transformé en 2010 en France Expertise Internationale (FEI), pour fusionner en 2015 au sein d’Expertise France (EF) avec 5 autres opérateurs. Le site d’EF Expertise France gère le recrutement, la rémunération, les missions de la plupart des personnels rebaptisés ETI (experts techniques internationaux). Les contrats proposés sont de droit privé, et les garanties offertes assez éloignées du service public.

Enseignement : le statut des personnels Assistants Techniques (A.T.) restant sous l’égide du ministère est désormais aligné sur celui des autres agents du MAEDI, selon le décret du 28 mars 1967 (D 67-290). Pour recrutement sur poste d’AT, il faut aller sur le site de l’AFET

Peu de postes sont proposés pour les enseignants du premier degré. Au nom du remplacement de la coopération dite de substitution, les enseignants des écoles franco-sènégalaises et franco-gabonaises sont remplacés par des enseignants locaux. Les services culturels du Sénégal recrutent également des assistants techniques “résidents” dans ces écoles, ayant un statut de recrutés sur place (et coûtant moins cher, évidemment...!).


Il y a d’autres Etats pour lesquels peuvent exister certains contrats de coopération sous la responsabilité du ministère des Affaires Etrangères (différent du réseau AEFE) : Maroc, Tunisie principalement, mais aussi certains pays d’Amérique du Sud et Centrale, d’Afrique anglophone, du Moyen-Orient et d’Asie.

S’adresser au Ministère des Affaires Etrangères

MàJ le 16/08/2016