Comparaisons internationales
L’évaluation formative en pointe
9 mars 2015

« Les progrès accomplis par le biais de l’évaluation formative figurent parmi les plus importants  » jamais enregistrés en pédagogie estime l’OCDE dans l’édition 2015 du rapport Perspectives des politiques de l’Éducation.

Cette forme d’évaluation, qui identifie les besoins des élèves afin d’ajuster l’enseignement en cours d’apprentissage, contribuerait davantage «  à améliorer les résultats scolaires et à résorber les inégalités  » qu’une évaluation sommative qui se contente de «  valider les résultats des élèves à différents moments dans le temps   ». Mais pour qu’elles soient efficaces, les pratiques d’évaluation formative doivent être «  alignées sur les objectifs d’apprentissages et centrées sur l’élève  » précise l’OCDE qui préconise de mieux les faire connaître en «  donnant aux enseignants les moyens dont ils ont besoin.  » Le ministère Néo-zélandais a ainsi répertorié et mis à disposition des outils afin que les enseignants choisissent ceux qui sont les plus adaptés à leurs objectifs. En Norvège, l’évaluation formative fait désormais partie des obligations des établissements scolaires et parallèlement le ministère a impulsé plusieurs programmes de formation et d’échange de pratiques.

Singularité hexagonale

En France, «  la culture de l’évaluation est relativement récente, contrairement aux pratiques de contrôle et de certification   ». Le redoublement et l’évaluation sont liés souligne le rapport qui relève que 97% des élèves sont scolarisés dans un établissement où l’évaluation ne sert qu’à valider des résultats et à décider des passages ou des redoublements. A l’inverse, moins de 20% des élèves islandais, danois ou norvégiens sont scolarisés dans des établissements adoptant ce type d’évaluation.

Lire en ligne :
- le rapport «  Perspectives des politiques de l’éducation 2015 »