Echec scolaire
L’Europe lance un plan contre le décrochage
7 février 2011

Réduire à 10% le nombre d’élèves quittant le scolarité obligatoire sans diplôme, tel est l’objectif du plan de lutte contre le décrochage scolaire élaboré par la Commission européenne.

« Le décrochage scolaire nuit au développement économique et social et constitue un obstacle sérieux à la réalisation de l’objectif de croissance intelligente, durable et inclusive que l’Union européenne s’est fixé ». Le 31 janvier dernier la Commission européenne a proposé un plan de lutte contre l’échec scolaire. Pour la Commission, le terme de « décrochage » s’applique aux jeunes qui à la fin de leur scolarité obligatoire - l’âge pouvant varier entre Etats membres de l’UE - abandonnent « l’éducation et la formation avec des qualifications correspondant, au mieux, au premier cycle de l’enseignement secondaire ». Des jeunes qui, soulignent la Commission « ont beaucoup de difficultés à trouver un emploi et sont plus susceptibles de se retrouver au chômage et de dépendre de l’aide sociale ». Ce problème concerne six millions de jeunes, soit 14,4% d’une tranche d’âge, l’objectif étant de faire tomber ce taux en dessous de 10%. Sept pays seulement sont en dessous de ce seuil : l’Autriche, la République tchèque, la Finlande, la Lituanie, la Pologne, la Slovaquie et la Slovénie.

Des propositions examinées en mai

Androulla Vassiliou, la commissaire en charge de l’éducation, estime que « réduire le taux de décrochage scolaire en Europe d’un seul point de pourcentage permettrait d’augmenter chaque année de presque un demi million le nombre des jeunes qualifiés  ». La Commissaire préconise des mesures préventives touchant l’enseignement primaire avec l’amélioration des conditions d’accueil et d‘éducation « des jeunes enfants » et de « la transition de l’enseignement primaire au secondaire ». Transformer les écoles « en endroits encourageants », apporter « un soutien individuel en cas de besoin », aider à retrouver l’estime de soi, créer des écoles de la deuxième chance… il s’agit « d’orientations de base » dont devraient s’inspirer les 27, à charge pour chacun d’entre eux d’en tenir compte et de préciser les mesures qu’ils voudra prendre. Le plan sera examiné à l’occasion d’un conseil européen des ministres de l’éducation qui se déroulera du 2 au 4 mai à Bruxelles, le Conseil des chefs d’Etats et de gouvernement ne l’examinera pas, lui, avant 2012.