Concours 2014 : il faut ouvrir les listes complémentaires
10 juillet 2014

Alors que tous les postes au concours 2014 n’ont pas été pourvus, le SNUipp-FSU demande que les listes complémentaires soient utilisées partout où c’est nécessaire. Des mesures à plus long terme doivent aussi être discutées pour restaurer l’attractivité du métier.

Les résultats du concours 2014 rénové de recrutement des professeurs des écoles sont aujourd’hui connus et, une nouvelle fois, l’intégralité du recrutement n’est pas réalisée. Avec 95 postes non pourvus, pour l’essentiel dans l’académie de Créteil, sur les 8 500 proposés, la perte est moindre qu’aux deux précédentes sessions. Pourtant, le fait que cette situation perdure interroge et doit amener des mesures conséquentes pour endiguer le phénomène. Après les résultats de la session dite « exceptionnelle », le SNUipp-FSU avait demandé au ministre que des mesures soient prises pour qu’aucun poste ne soit perdu. Celui-ci avait répondu qu’il serait fait usage de la liste complémentaire. Or, cette solution ne permettra pas la récupération intégrale des postes perdus. Certaines académies, comme Amiens, Montpellier, Limoges, ou la Guyane, pourtant déficitaires au concours 2014 exceptionnel, ont fait le choix de ne pas ouvrir de liste complémentaire. D’autres l’ont fait, mais de manière insuffisante (Aix-Marseille, Créteil, Grenoble ou Reims).

Des mesures d’urgence et à plus long terme

A minima, 392 postes pourraient ainsi être perdus sur l’ensemble des deux concours, quand bien même tous les recrutements sur liste complémentaire pour compenser les pertes seraient effectués. Un chiffre qui risque d’ailleurs d’être majoré, des rectorats pouvant faire le choix de ne pas recourir suffisamment à la liste complémentaire. Par ailleurs, les situations de double admission (candidats reçus aux deux concours) ou de reçus-collés (étudiants ayant réussi le concours, mais pas les épreuves du master MEEF) pourraient creuser le déficit.

Quoi qu’il en soit, le SNUipp-FSU intervient pour que partout où la situation le nécessite, les listes complémentaires soient bien ouvertes et utilisées pour pourvoir les postes non attribués. Au-delà, cette situation de déficit répété doit trouver des réponses concrètes, en particulier pour les académies les plus en difficulté. Il continue de demander, avec la FSU, l’ouverture de discussions sur des mesures d’urgence et à plus long terme pour restaurer l’attractivité du métier d’enseignant. L’école a besoin d’une réforme ambitieuse, garantissant les recrutements nécessaires et qui permette à tous les recrutés d’entrer sereinement dans le métier.

Voir :
- la répartition par académie des postes non pourvus et le volume des listes complémentaires créées.