Dossier "L’enfant perturbateur : un "cas" d’école"
Historique : passés au premier rang
5 mai 2014

La gestion des élèves perturbateurs est davantage une question récurrente que nouvelle. l ’école doit se donner les moyens pour que tous réussissent.

Très longtemps, l’image du mauvais élève ou du « cancre » , dont la littérature regorge, a été celle de quelqu’un de sympathique qui ne réussit pas bien mais qui ne représentait pas un problème pour l’institution. On savait qu’il pourrait accéder à un métier sans être diplômé et cela n’avait aucune importance puisque très peu de personnes l’étaient. Puis l’école s’est transformée au cours des années avec notamment sa massification. Cette massification scolaire, l’allongement de la durée d’études et l’élévation du niveau de qualification ont redessiné les finalités de l’école avec un objectif clairement affiché  : amener 80 % d’une classe d’âge au niveau du bac. Pour permettre à tous les élèves d’accéder aux études supérieures, l’école, qui jusqu’alors y préparait les élites, devait repenser son fonctionnement pour devenir l’école pour tous. S’est ajoutée une pression sociale et scolaire autant pour les familles et leurs enfants que pour les enseignants, tous sommés de réussir car en France plus qu’ailleurs, le diplôme joue un rôle déterminant pour l’emploi. Et cela encore plus, en période de crise, où bon nombre de familles sont en difficulté. Ce qui pouvait passer inaperçu hier est devenu aujourd’hui une préoccupation obligatoire. C’est le cas alors de ces enfants agités qui sont devenus la cible de toutes les attentions tant ils peuvent faire voler en éclat le fonctionnement d’une école ou d’un collège et mettre à mal les apprentissages de tous. Si les images d’Epinal nous racontent des élèves d’autrefois avachis au fond de la classe ou collés au radiateur, la prise en charge de ces élèves perturbateurs commence à devenir une priorité dans les académies au niveau des formations, des accompagnements et des postulats d’éducabilité. Mireille Cifali le dit bien dans son ouvrage Le lien éducatif, contre-jour psychanalytique : «  Pour vivre-ensemble, il y a des règles, des interdits, des mots dits, des assurances, des sécurités, une place à préserver même à celui qui débarque en angoisse et attaque pour n’être pas attaqué. Il importe de perdre cet espoir que l’on peut vivre ensemble en bonne entente simplement par notre bonne volonté.  »

L’ensemble du dossier :

- Présentation du dossier
- Une prise en compte institutionnelle
- Historique : passés au premier rang
- « Entendre et accompagner les enseignants »
- Protocole dans la Loire : mieux voir le trouble
- En bref
- Gestion collective à Toulouse : l’autonomie dans le cartable
- « L’école comme un cadre structurant et apaisant »