Rapport
Enfants adoptés : quel parcours ?
12 novembre 2013

Quel est le devenir des enfants adoptés ? Une étude récente donne des clés pour mieux comprendre et aider enfants, familles et professionnels concernés par l’adoption.

Tout au long du XXe Siècle, le nombre d’enfants adoptables en France n’a cessé de décroître en même temps qu’augmentait le nombre de parents candidats à l’adoption. Une évolution qui a conduit ceux-ci à se tourner vers l’adoption internationale qui représente aujourd’hui quatre adoptions sur cinq. Ce sont en moyenne 4 000 enfants qui arrivent chaque année dans une nouvelle famille, un chiffre qui fluctue en fonction du contexte international. L’adoption est donc une réalité sociale, qui mérite d’être mieux étudiée et analysée pour améliorer l’accompagnement des enfants et des familles concernées. C’est l’objectif d’une étude demandée par le Conseil supérieur de l’adoption qui vient d’être publiée*. On y apprend que l’origine et l’histoire personnelle des adoptés n’est pas sans incidence sur leur adaptation et leur parcours à venir.

Le rôle de l’école

Mais la garantie d’une bonne intégration passe aussi par l’école. Les enfants d’âge scolaire la fréquentent généralement rapidement après leur arrivée (moins de trois mois). C’est durant la scolarisation que les parents adoptifs estiment avoir rencontré les difficultés les plus prégnantes (37 %). Les adoptés réussissent aussi bien à l’école que leurs camarades mais l’étude relève cependant quelques profils générateurs de difficultés : enfants adoptés tardivement, lieu de naissance (avec plus de difficultés chez les enfants en provenance d’Amérique et d’Europe). Les difficultés augmentent lorsque le temps passé avec la famille adoptive avant d’intégrer le système scolaire est trop court et la préparation des familles avant l’adoption insuffisante. C’est pourquoi l’étude préconise entre autres de mieux informer les professionnels de l’Éducation nationale des spécificités de l’enfant adopté et propose de prolonger le congé d’adoption jusqu’à au moins dix semaines après l’adoption.

Lire :
- l’étude