Montpellier
En direct de la Papouasie
15 décembre 2014

Il est 11h à Montpellier et 19h en Nouvelle Guinée, à 14 000 kilomètres. Pendant une heure, les 95 élèves de quatre classes des écoles montpelliéraines Pottier-Sibelius, Marie-Curie et Jules Simon ont été transportés à l’autre bout du monde, dans la région de Kaimana, à l’Ouest de la Papouasie. L’événement s’est déroulé le 18 novembre dans l’auditorium de l’aquarium Mare Nostrum où les élèves ont pu poser leurs questions, via internet et un écran géant, aux chercheurs partis étudier dans le cadre de l’expédition Lengguru 2014 une biodiversité jugée « unique au monde ». Pas moins de huit équipes sont présentes sur l’île, représentant autant de disciplines parfois faciles à identifier, biologie marine, botanique, ornithologie, mais souvent beaucoup moins compréhensibles, l’ichtyologie* ou l’herpétologie** par exemple, ce qui a donné l’occasion de «  faire des recherches dans le dictionnaire, un travail sur les champs lexicaux  », explique Sabine Nicole, maîtresse d’un CM1/CM2 de l’école Pottier-Sibelius. Un dialogue passionné entre des élèves montpelliérains et les chercheurs de l’expédition Lengguru 2014 en Papouasie.©montpellieragglomération

Un projet jusqu’au printemps

Les classes se sont engagées dans le projet avec la projection à la géode du Lycée Jean Monet du film documentaire réalisé lors de la mission préparatoire de l’expédition, en présence de Laurent Pouyau son directeur. « Il est devenu leur nouveau héros ! Les enfants ont été fascinés par les animaux découverts - comme ce poisson aveugle des cavernes - ou encore la cérémonie qui demande aux ancêtres Papous l’autorisation d’explorer un site » témoigne Sabine. Puis, la classe s’est connectée quotidiennement sur le journal de bord tenu au jour le jour par les scientifiques sur le site internet de l’expédition. Des photos à commenter, des textes à décrypter en travaillant le vocabulaire, les prises de notes pour ensuite rédiger des comptes rendus, tout un travail sur l’écrit a pu être réalisé, sans oublier la géographie, la découverte du monde vivant, évidemment. Alors que les scientifiques lèvent le camp, en classe le projet continuera jusqu’au printemps. « Les chercheurs attendent une restitution, les élèves ont proposé de faire des grands panneaux qu’on affichera dans l’école expliquant les découvertes des différentes équipes, avec des photos  », annonce l’enseignante. « Et si on a le temps, on abordera les arts visuels, le sujet s’y prête fortement », conclut-elle.

*L’étude des poissons. ** L’étude des amphibiens