OCDE
Élèves immigrés et systèmes éducatifs
12 novembre 2013

Une étude PISA apporte des éléments d’explication aux différences de réussite scolaire des enfants issus de l’immigration en fonction de leur pays d’accueil. Décryptage

Pourquoi des élèves immigrés partageant le même pays d’origine obtiennent-ils des performances très différentes selon les pays où ils sont scolarisés ? L’OCDE s’intéresse à cette question dans sa dernière livraison de « PISA à la loupe ». Les résultats montrent qu’à catégorie socio-économique comparable, un élève venant de Turquie, aura de meilleures performances dans la compréhension de l’écrit s’il est scolarisé aux Pays-Bas plutôt qu’en Autriche. La différence est de 70 points et correspond à plus de deux années de scolarité. Les élèves originaires de Russie auront eux, de meilleurs résultats s’ils vivent en Allemagne, en Finlande ou en Israël plutôt qu’en Grèce ou en République tchèque. Et un français scolarisé en Suisse y réussira mieux qu’en Belgique ou au Luxembourg.

Quelles explications ?

Ces écarts importants de performance sont expliqués en partie par les politiques d’immigration et les politiques sociales des pays d’accueil. Ils sont liés aussi aux similitudes entre la culture des immigrés et celle de leur pays d’accueil. Mais, selon l’étude, « certains systèmes d’éducation semblent néanmoins faciliter mieux que d’autres l’intégration de leurs élèves immigrés ». De manière générale, ce sont les systèmes qui présenteraient un effectif relativement important d’élèves immigrés et où la diversité des origines socio-économiques de ces élèves est comparable à celle des élèves autochtones. Des pays qui choisissent leur immigration comme le Canada, l’Australie, Israël semblent parvenir davantage à « relever le défi de la diversité ».

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- PISA à la loupe n°33