Dossier | Rentrée : Ce qui attend l’école
Effectifs : levier de la transformation
26 août 2013

La création de plus de 3 000 postes à la rentrée absorbera tout juste la hausse démographique et amorcera timidement la création de nouveaux dispositifs pédagogiques.

Après plusieurs années de suppressions massives de postes, cette rentrée fait figure d’exception avec la création de plus de 3 000 postes supplémentaires pour l’école primaire. Si des ouvertures de classes ont été annoncées au printemps lors de l’élaboration de la carte scolaire, de nombreux ajustements restent à faire et les DASEN risquent fort de faire face à une demande importante. La situation est d’autant plus prégnante que la France fait partie des pays de l’OCDE dont les taux d’encadrement sont les plus élevés, notamment en maternelle où la moyenne avoisine les 26 élèves par classe, l’Organisation soulignant aussi que la France sous-investit son primaire avec 17 % de moins que la moyenne des investissements des pays membres, et que cette situation est allée en s’aggravant entre 2011 et 2012 (+ 2 points). Alors que toutes les études démontrent que la baisse des effectifs est un levier majeur de réussite scolaire, le SNUipp-FSU estime que la programmation dans le 1er degré de 14 000 postes d’enseignants titulaires sur 5 ans ne peut constituer qu’une première étape de la transformation de l’école. C’est dans ce contexte que de nouveaux dispositifs, prévus dans la loi d’orientation, vont faire leur apparition. Ainsi, 1 000 postes sont réservés pour les enseignants surnuméraires dédiés au dispositif « plus de maîtres que de classes » et à la scolarisation des moins de trois ans. Sur le terrain, les dotations sont toutefois contrastées puisque la moitié des départements ne mettent pas en place le dispositif « scolarisation des moins de 3 ans » et que 26 départements concentrent à eux seuls les 2/3 des créations pour le « plus de maîtres ».