Aide administrative
Des mesures d’urgence pour l’aide administrative
28 août 2012

Alors que plusieurs centaines d’emplois aidés dédiés à l’aide administrative des directeurs ne sont pas renouvelés, le SNUipp réclame des mesures d’urgence et l’ouverture de négociations.

« Pour la rentrée, nous réclamons des mesures d’urgence afin que les écoles bénéficient à nouveau de leur aide administrative perdue ». Dans un courrier qu’il lui a adressé lundi 28 août, le SNUipp alerte Vincent Peillon sur le problème de l’aide administrative aux directeurs. Alors que le précédent gouvernement avait décidé de ne plus financer 14 700 contrats aidés de l’Education nationale à compter du 1er juillet dernier, son successeur a décidé d’en attribuer 12 000 au ministère. Ces derniers seront prioritairement affectés à l’aide à la scolarisation des enfants en situation de handicap dans les écoles et les collèges, puis en fonction des dotations départementales, à des missions de surveillance dans les collèges et lycées et enfin, à l’aide administrative aux directrices et directeurs d’école.

Plusieurs centaines de contrats non-renouvelés

Or, constate le SNUipp, « à ce jour, plusieurs centaines de contrats EVS affectés à cette mission n’ont pas encore été renouvelés notamment dans certaines académies (Bordeaux, Montpellier, Nice, Toulouse,..) ». Il ajoute que « sur le terrain, les recteurs et DASEN privilégient les besoins d’accompagnement « handicap » et d’ « encadrement » des collèges, et ce au détriment des missions « aide administrative » dont les contrats ne sont pas renouvelés dans certaines écoles ». Outre des mesures d’urgence, le SNUipp réclame aussi « l’ouverture de discussions sur le dossier de la direction et du fonctionnement de l’école ». Il estime « que l’aide administrative ne peut se satisfaire de contrats précaires. L’école a besoin d’emplois pérennes et statutaires ». « Leurs missions doivent être mieux définies, leur engagement au service de l’école et de la réussite des élèves, mieux reconnu et accompagné de moyens spécifiques », conclut-il.

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la lettre au ministre