Rentrée : des dossiers prioritaires pour la ministre
27 août 2014

Changement de locataire rue de Grenelle. Les demandes du SNUipp-FSU restent les mêmes : moyens, confiance, formation continue et salaires.

Najat Vallaud-Belkacem arrive au ministère de l’Éducation nationale. Au-delà du symbole que représente l’arrivée pour la première fois d’une femme rue de Grenelle, ce qui importe, pour le SNUipp-FSU, c’est l’action qu’elle va conduire à partir de cette rentrée. Pour le syndicat, qui a demandé à la rencontrer au plus vite, l’urgence est à l’amélioration des conditions de travail des enseignants, levier indispensable pour la réussite de tous les élèves. L’urgence est aussi de rétablir la confiance avec des enseignantes et des enseignants des écoles lassés des annonces sans lendemain, en quête de sérénité, de considération et de moyens pour bien faire leur métier. Dans ce cadre, il faudra que soit confirmée la priorité au primaire, notamment en terme budgétaire.

Les dossiers sur la table

Il faudra aussi que les chantiers ouverts soient poursuivis, qu’il s’agisse de la réforme de l’éducation prioritaire ou des dispositifs pédagogiques lancés l’an passé avec le « plus de maîtres que de classes » et la scolarisation des moins de trois ans ou des nouveaux programmes de maternelle.
Il faudra enfin que soient traités au plus vite les dossiers toujours en souffrance, tout particulièrement ceux de la direction d’école, de la formation continue et celui des salaires, avec notamment l’alignement du montant de l’ISAE sur celui de l’ISOE perçue par les enseignants du second degré.

Les dossiers sont sur la table, le SNUipp-FSU demande des avancées concrètes pour l’école et les enseignants !

Rythmes scolaires : une rentrée chaotique

« Mal pensée, mal ficelée, peu financée et reposant sur les capacités inégales des communes à mettre en place les activités périscolaires », cette réforme des rythmes qui se généralise à cette rentrée aux seules écoles publiques est bel et bien insatisfaisante. Et ce, d’autant qu’elle impacte les conditions de travail des enseignants, la gestion des temps partiels, le remplacement et ne constitue aucunement la recette miracle à une meilleure réussite des élèves.
La confusion sur les horaires constatée en juillet ici, la pénurie de personnels d’animation ou de locaux là, le manque de financement partout, laissent à penser que les premières semaines seront complexes. Pour le SNUipp-FSU, au delà d’une remise à plat totale de cette réforme, il n’est pas possible que toutes les difficultés concrètes retombent sur les épaules des seuls directeurs, directrices et équipes enseignantes : l’Éducation nationale, initiatrice de la réforme, doit prendre ses responsabilités.
Le SNUipp-FSU demande la création, dans chaque département, de cellules de veille de l’Éducation nationale que les directeurs d’école pourraient alerter, puis que partout où c’est nécessaire, des CDEN se réunissent d’urgence, pour revoir les organisations défaillantes.

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