Apiculture
Des abeilles dans la classe
24 novembre 2016

Dans une classe du Cher, la présence d’une ruche favorise de nombreux apprentissages.

La classe des CE2, CM1 et CM2 d’Amandine Tarter, à l’école d’Uzay-le-Venon dans le Cher, bourdonne d’activité. Il faut dire qu’on s’y affaire autour d’une drôle de boîte en bois…une ruche. « Un apiscope, précise Amandine, qui nous permet d’observer la vie des abeilles à travers les panneaux vitrés. » Pourquoi une ruche ? « Avant tout pour son intérêt pédagogique », souligne l’enseignante. Le comptage des abeilles pour évaluer la santé de l’essaim a par exemple suscité l’utilisation des pavages et de la multiplication. La vie de la ruche est aussi un sujet idéal en production d’écrit et alimente le journal de l’école, celui de la commune. Et puis les sciences, bien sûr. « On a essayé de mesurer la vitesse de vol d’une butineuse. Il a fallu écarter certaines abeilles de la ruche, les marquer au feutre, former deux équipes ; une au pied de l’église et une autre à l’entrée de la ruche, avec des chronomètres », détaille Amandine. « Bon, ça n’a pas du tout marché, reconnait-elle en riant, mais nous avons développé une véritable démarche d’expérimentation scientifique. »
Naturellement, la dimension d’éducation à l’environnement à laquelle les enfants sont très sensibles, est au cœur du projet. « Les membres de l’association Abeilles Etc, dont un prof de sciences de l’université de Bourges, accompagnent notre travail », précise-t-elle.

Préserver la biodiversité

Et justement, la colonie d’abeilles ne va pas bien. En cause sans doute, l’agriculture intensive et son cortège de pesticides qui semblent poser un problème majeur à la survie de l’essaim. Ça inquiète les enfants, « qui ont tissé des liens affectifs avec les abeilles. Ils ont même donné un nom, Clara, à la reine ! Ils sont bien conscients qu’elles ne sont pas dangereuses, qu’elles participent au contraire de la biodiversité », souligne la maîtresse. « Et je pense qu’ils grandiront avec ce souci de préserver leur environnement et qu’à leur tour ils polliniseront autour d’eux », conclut-elle.



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