ESPE
Démarrage ou transition ?
26 août 2013

Exit les IUFM, les ESPE (Écoles supérieures du professorat et de l’éducation) ouvrent leurs portes dès septembre. Le renouveau de la formation initiale des enseignants ? À voir…

Septembre 2013, les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) vont accueillir les étudiants, se destinant aux métiers du professorat et de l’éducation par l’obtention de masters « Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation » (MEEF). La formation se veut ambitieuse puisqu’elle doit intégrer différents modules « d’initiation à la recherche, une ouverture sur l’international, un volet numérique et la maîtrise d’outils et de méthodes pédagogiques innovantes ». Les enseignements dispensés doivent également articuler une formation disciplinaire et un tronc commun permettant de créer une culture partagée par tous les futurs professeurs. Enfin, le master 2 doit permettre une spécialisation et des enseignements orientés vers la pratique du métier tout en installant une alternance tout au long de l’année. La mise en œuvre s’annonce donc difficile.

Des hypothèques à lever

Les ESPE font partie intégrante de l’université (donc soumises aux aléas de la gestion de celles-ci) et les critiques sur ces nouvelles écoles demeurent vivaces. Si beaucoup pointent la précipitation avec laquelle elles se sont mises en place, d’autres craignent des ESPE à plusieurs vitesses, selon que l’intégralité des composantes des ex-IUFM soit reversée à l’université... ou pas, ce qui dispersera le potentiel de formation. L’affaire est complexe et demande du temps car l’équilibre entre le disciplinaire et le pédagogique est difficile à trouver. La place accordée aux formateurs de terrain n’est pas éclaircie. L’équilibre dans l’alternance entre l’école et le terrain fait encore débat. Vingt-huit ESPE ont fait l’objet d’une accréditation conjointe par le MEN et le MESR. Pour cinq autres en revanche, (Grenoble, Toulouse, Paris, Versailles et Antilles-Guyane), leur dossier devra être complété pour coller aux attendus du dossier d’accréditation. Au bout du compte, c’est la réduction programmée du volume de formation initiale qui inquiète : de 950 heures dans les ex IUFM, il passe à environ 700 heures.

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