Europe
De Paris à Bruxelles, via Molenbeek
26 août 2016

L’Union Européenne propose une série de préconisations pour prévenir et lutter contre les phénomènes de radicalisation notamment auprès de la jeunesse.

La Commission Européenne a présenté en juin des préconisations pour combattre la radicalisation violente menant au terrorisme. Si cette responsabilité relève des États membres, elle compte les soutenir en finançant des projets locaux. Outre le développement des mesures sécuritaires, la lutte contre la radicalisation en milieu carcéral et une lutte coopérative contre la propagande en ligne, elle mise sur le renforcement du travail de prévention auprès de la jeunesse pour la transmission de valeurs communes et positives. Il s’agit par exemple de développer l’éducation aux médias afin que les jeunes apprennent à analyser les informations de façon critique. L’UE compte aussi lancer un réseau pour permettre à des “héros locaux”, artistes, sportifs, chefs d’entreprise, repentis, de se rendre dans les écoles, les centres de jeunesse, les clubs sportifs ou les prisons.

Soutenir des projets favorisant l’intégration sociale

Elle souhaite ouvrir à des pays tiers l’accès à la plate-forme e-Twinning qui met en relation 300 000 enseignants européens mais aussi consacrer une grande part du budget Erasmus+ pour soutenir des projets favorisant l’intégration sociale. Un enjeu de taille quand selon Dimitris Avramopoulos, commissaire européen chargé des relations intérieures, « la majorité des ressortissants de l’UE qui auraient rejoint des organisations terroristes sont nés ici et ont été éduqués dans nos écoles ». Ce qui suppose aussi, a expliqué le commissaire à l’Éducation Tibor Navracsics, de leur « tendre la main ». Et de leur donner une place, dans la société et sur le marché du travail.