TICE
Correspondance scolaire en Europe avec eTwinning
22 février 2012

De la correspondance entre classes et enseignants européens, c’est ce que propose le programme « eTwinning ». Sylvain Perque, correspondant académique du projet, en présente les grandes lignes à [Fenêtres sur cours] la revue du SNUipp.

Sylvain Perque est correspondant académique (CORAC) au CRDP Champagne Ardennes pour l’assistance au dispositif eTwinning.

Le programme eTwinning n’est pas encore connu de tous les enseignants. Pouvez-vous nous le présenter ?

C’est une action lancée par la commission européenne en 2005 qui a pour but de mettre en relation des enseignants et des classes de différents pays. eTwinning fait partie du programme Comenius : le premier ne concerne que les échanges à distance alors que le second, avec des budgets alloués, prévoit des déplacements d’élèves et d’enseignants. Dans chaque pays partenaire, il existe un bureau national coordonnant ces programmes européens. En France, c’est le CNDP qui a été chargé de cette mission. Il a dans chaque académie un correspondant qui met en place des formations et auquel les enseignants peuvent s’adresser.

Quels sont les outils mis à la disposition des classes ?

Ces échanges s’inscrivent dans une pédagogie de projet. Le site web permet de chercher des partenaires mais aussi de créer, pour chaque projet, un espace collaboratif qui lui sera spécifiquement dédié. Les partenaires peuvent alors s’envoyer des fichiers, ouvrir un forum, utiliser des blogs et d’autres outils à distance. L’enseignant devient administrateur et peut inviter d’autres personnes comme les parents ou les élèves d’autres classes. La plate-forme étant complètement sécurisée, ils pourront alors la visiter, la consulter mais ne pourront pas intervenir pour en modifier le contenu. Dans un second temps, certaines activités pourront être rendues publiques.

Quels sont les principes qui guident l’action ?

Il y a trois grands principes qui sous-tendent cette action. Le développement des langues est le premier, les échanges permettant de rendre opérante l’étude d’une langue étrangère. La maîtrise des TICE est le deuxième : l’utilisation des nouvelles technologies fait partie intégrante de tous les projets, les échanges se faisant principalement par le biais du net. Le troisième principe est l’interculturalité : on ne prend conscience de sa propre culture qu’en la confrontant à d’autres. La connaissance d’une langue étrangère ne doit pourtant pas être un frein : des classes maternelles par exemple peuvent très bien initier des projets. En ce moment, plusieurs d’entre elles, de huit pays différents, ont mis en place des échanges de mascottes qui ne nécessitent pas la connaissance d’une langue autre que la sienne. Des projets avec des pays comme la Suisse ou la Belgique peuvent aussi se faire en langue française.

Visiter :
- le site eTwinning