Ecole-Collège
Conseil école-collège : des liaisons difficiles
28 août 2014

Dans un récent rapport de l’inspection générale, celle-ci déplore que les conseils école-collège ne disposent pas des moyens nécessaires pour fonctionner.

Les conseils école-collège (CEC), qui doivent être opérationnels dès la rentrée 2014, risquent de n’être qu’une mesure de plus s’ils ne parviennent pas « à franchir une étape décisive », indique un rapport de l’Inspection générale de l’Éducation nationale (IGEN) publié en juillet dernier. Chargés de proposer des actions de coopération et d’échange entre les enseignants du cycle 3 (CM1- 6ème) , les premiers CEC, expérimentés en 2013- 2014, se heurtent à plusieurs difficultés, note le rapport. Et si l’IGE N estime que leur mise en place est « globalement satisfaisante », elle relève aussi que des « ambiguïtés persistent sur leur rôle ». Ambiguïtés qui ont conduit à les faire souvent fonctionner comme de nouveaux conseils de cycle 3. En effet, dans l’attente de la mise en place des nouveaux cycles et des nouveaux programmes qui vont définir plus précisément leurs missions, les CEC manquent de contenu pour alimenter les réunions de travail. De plus, le rapport pointe les problèmes liés au temps de travail et aux obligations réglementaires de service. Aucune indemnité spécifique n’est prévue pour les groupes de travail qui émaneraient de ces CEC. Les enseignants du 1er degré considèrent que le temps hors présence des élèves est déjà largement dépassé et regrettent qu’aucune compensation en heure supplémentaire ne soit possible. Le texte souligne également qu’aucune indemnisation des déplacements n’est prévue et envisagent une gestion plus numérique du dossier. Le rapport rappelle par ailleurs qu’il existe des problèmes statutaires. Les échanges de service semblent impossibles puisque les textes en vigueur ne permettent pas aux enseignants certifiés d’intervenir à l’école primaire, les enseignants du 1er degré ne pouvant eux intervenir qu’en SEGPA . Mais l’essentiel des difficultés repose sur des différences de culture, faute de formation commune, entre 1er et 2nd degrés. Les enseignants du 1er degré semblent apprécier la reconnaissance de leur expertise professionnelle au sein de ces instances dont « les actions doivent permettre la connaissance mutuelle et la prise en charge des élèves en difficulté ». Contenus et formation, autant d’éléments qui devront trouver une réponse pour éviter que cette instance ne tourne à vide...