Lyon du 13 au 15 novembre
Assises nationales de l’illettrisme
7 novembre 2013

Décrété « grande cause nationale » en 2013, l’illettrisme concerne 2,5 millions de français-e-s. Les assises nationales qui se tiendront à Lyon du 13 au 15 novembre formuleront des propositions pour combattre ce fléau.

Les Assises nationales et européennes de l’illettrisme se tiendront à Lyon les 13,14 et 15 novembre prochains. Elles interviendront alors que des assises se sont déclinées dans les régions d’avril à septembre pour sensibiliser les personnels de l’éducation nationale, développer des actions partenariales mais aussi partager les diagnostics et faire connaître les solutions. Avec 66 organisations, l’ANCLI (Agence nationale de lutte contre l’illettrisme) coordonne le label « Agir ensemble contre l’illettrisme ». Décrété « grande cause nationale 2013 » par le premier ministre, le label a lancé une grande campagne de communication afin de faire savoir de manière positive qu’il est possible de réapprendre, à tout âge, à lire, écrire, compter.


Convaincue que la lutte contre l’illettrisme suppose une action à tous les niveaux (en prévention dès l’école, en suivi au cours de la scolarité, en formation professionnelle, en soutien et éducation familiale...) l’agence œuvre pour que les initiatives existantes se coordonnent efficacement auprès des publics concernés. Un rapport du conseil national de la formation tout au long de la vie fera des propositions lors des Assises pour réorienter la stratégie nationale de lutte contre l’illettrisme.

L’illettrisme, un fléau qui touche 2,5 millions de français-e-s

L’ANLCI évalue à 2,5 millions le nombre de personnes en situation d’illettrisme. Selon sa définition, l’illettrisme concerne des personnes qui, après avoir été scolarisées, n’ont pas acquis une maîtrise suffisante de la lecture, de l’écriture, du calcul, des compétences de base, pour être autonomes dans les situations simples de la vie courante. Cette définition distingue l’illettrisme de l’analphabétisme qui désigne des personnes qui n’ont jamais été scolarisées. L’ANLCI estime à 7% la proportion de la population française adulte âgée de 18 à 65 ans qui éprouve des difficultés dans les actes de la vie quotidienne (retirer de l’argent au distributeur, prendre un billet de train, comprendre le mot laissé par l’enseignant dans le cahier de l’enfant...). Le plus souvent ces personnes masquent leur situation en adoptant des stratégies de contournement : absence aux rendez-vous, prétextes divers pour ne pas remplir un formulaire, délégation à des proches... Une réalité sidérante alors que ces personnes ont profité de la scolarité obligatoire et ont su lire auparavant !

A consulter :

- Le site de l’ANLCI
- Le programme des assises
- Les membres du collectif