Mercredi 25 septembre
6ème journée du refus de l’échec scolaire
25 septembre 2013

Depuis 2008, l’Afev organise la « Journée du Refus de l’Echec Scolaire ». L’enquête préalable révèle que les élèves témoignent d’un faible goût pour l’école malgré une image positive des enseignants.

Chaque année ce sont environ 150.000 jeunes qui sortent du système scolaire sans diplôme : environ 50.000 après la 3ème et environ 100.000 chez ceux qui ont continué leurs études après la 3ème. Pour dénoncer la situation de ces jeunes en fragilité dans leur parcours éducatif, et leur donner la parole, l’Afev (fondation étudiante pour la ville) organise depuis 2008 la « Journée du Refus de l’Echec Scolaire ». Focalisée cette année sur les lycées professionnels, elle s’appuie sur le baromètre annuel du rapport à l’école des enfants des quartiers populaires qui révèle que les enfants témoignent d’un faible goût pour l’école malgré une image positive des enseignants.

Le rapport des enfants à l’école

Le baromètre du rapport à l’école des enfants des quartiers populaires réalise chaque année une enquête auprès de plusieurs centaines d’enfants de l’élémentaire au lycée. Les résultats de 2013 confirment les tendances mise en évidence les précédentes années indique le rapport. Parmi les principaux enseignements de ce rapport, le faible goût des enfants pour l’école : ils ne sont que 47% à déclarer aimer « un peu » l’école et 23% « beaucoup » contre 30% qui ne l’aiment « pas trop » ou « pas du tout ». En outre, ils sont 40% à déclarer avoir des difficultés à rester assis durant toute la journée. Un chiffre qui atteint 54% chez les enfants n’aimant pas ou « pas trop » l’école.

Un décalage avec certaines exigences scolaires

Parmi les principales difficultés des élèves recensées par l’enquête, la compréhension, la confiance en soi et la participation en cours arrivent en tête. Ainsi, 71% des enfants déclarent avoir parfois des difficultés à comprendre ce qu’on leur demande de faire en classe, 15% déclarant ressentir systématiquement cette incompréhension. En revanche, quand ils ne comprennent pas les consignes et attentes des enseignants, seuls 35% des élèves font appel à leur enseignant. Autres stratégies face à l’incompréhension : faire appel à un camarade (35%), continuer son travail malgré tout (17%) ou arrêter de travailler (11%)… Corolaires de cette difficulté, la participation en classe (39% des élèves participent rarement ou jamais) et une forte appréhension de l’échec qui diminue la confiance en soi.

Une image positive des enseignants

Malgré tout, 93% des enfants déclarent se sentir à l’aise dans au moins une matière scolaire. L’EPS est largement plébiscitée (70%), devant les arts plastiques (48%), les langues vivantes (43%) et les mathématiques (41%). Enfin, les enfants ont une image positive des enseignants. Ils sont 61% à estimer que leur(s) enseignant(s) s’intéresse(nt) à eux même si ce chiffre tombe à 47% chez les enfants qui n’aiment pas l’école. Enfin, interrogés quant à leur vision de leur(s) enseignant(s), 81% affirment qu’ils leur apprennent des choses et 33% disent être compris par eux.

A consulter :

- La journée du refus de l’échec scolaire
- Le baromètre du « rapport à l’école des enfants des quartiers populaires »
- Rentrée scolaire : Où en est-on des inégalités à l’école ?