Budget
27 septembre : une grève pour l’École
18 septembre 2011

Les enseignants, soutenus par la plus grande partie de la communauté éducative, seront en grève Le 27 septembre contre les suppressions de postes et pour une autre politique éducative. Un mouvement qui s’annonce de grande ampleur.

A l’appel des principales organisations syndicales - dont le SNUipp-FSU - rejointes par l’UNEF et l’UNL, soutenus par la FCPE, les associations d’éducation populaire et les mouvements pédagogiques, les enseignants seront en grève le 27 septembre prochain. Le refus des suppressions de postes et l’exigence d’un autre budget pour l’École sont au cœur d’un mouvement qui a aussi interpellé les parlementaires.
On se souvient des puissantes mobilisations contre les suppressions de postes et les effets de la carte scolaire qui ont jalonné toute l’année dernière. Manifestement, les congés d’été n’ont pas éteint une fronde qui reprend de plus belle depuis la rentrée. Partout dans l’hexagone, les occupations d’écoles, les manifestations devant les inspections académiques et les opérations médiatiques se multiplient.

Nombreuses actions locales depuis la rentrée

Ici, se sont quarante moutons qui envahissent une cour de récréation. Là, une inspectrice est invitée par la municipalité à se chercher un autre local, en réponse à la « rationalisation des moyens » invoquée par l’Inspectrice d’Académie pour fermer une classe... A l’évidence, les suppressions de postes ne passent toujours pas, enseignants des écoles, parents et élus locaux persistant à revendiquer de bonnes conditions de scolarisation pour tous les élèves.

Une école sous-investie

Le ministre de l’Éducation peut bien dans le même temps se féliciter sur les ondes d’une rentrée réussie, le voici rattrapé par une accumulation de mauvaises nouvelles. Plusieurs enquêtes à charge viennent en effet d’être publiées, parasitant sérieusement son plan de communication. Ce sont d’abord les « Regards sur l’éducation 2011 » portés par l’OCDE et qui livrent un diagnostic cruel des spécificités de notre système éducatif. La France se distingue, en se trouvant tout simplement dernière du classement pour l’évolution de ses dépenses éducatives, avec une dépense pour l’école primaire inférieure de 14% à la moyenne des pays développés.

Les mauvaises notes du CESE et du HCE

Au même moment, un rapport du Conseil Économique Social et environnemental (CESE) est venu enfoncer le clou, demandant que le système éducatif français « qui ne réduit plus les inégalités » soit réformé et donne la « priorité au primaire, au collège et à l’Éducation prioritaire » dans un contexte où « de très sévères restrictions budgétaires et des suppressions de postes sont venues compromettre un peu plus cette situation ». Enfin, le Haut Conseil de l’Éducation (HCE) vient quant à lui d’exécuter les dispositifs d’évaluation mis en œuvre par la rue de Grenelle, les jugeant « Partiels, peu exigeants et même trompeurs (...) ».

La représentation nationale interpellée

Le 28 septembre, au lendemain de la grève, sera présenté le projet de loi de finances 2012. C’est pourquoi le collectif « l’Éducation notre avenir » s’adresse aux parlementaires dans un appel rendu public il y a quelques jours. Il leur demande d’« interpeller le gouvernement sur sa politique de restriction budgétaire en matière éducative et de mettre un terme au démantèlement organisé du service public de l’éducation (...) ». Il les invite aussi à s’engager « sans ambages en faveur de l’Éducation et de la formation en obtenant du gouvernement de mettre un terme à cette orientation politique destructrice  ». Un engagement pour l’avenir de l’École, et qui sera au centre de la mobilisation le 27 septembre.

Lire aussi :
- les “25” en appellent aux parlementaires

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L’appel intersyndical
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La lettre aux parents